Quel est le problème?
L'une
des préocupations principales dans le traitement du sarcome est de
faire un diagnostic précis de la maladie et de son agressivité. Ceci
est important car plus la pathologie est spécifiques, meilleure sera
l'organisation du traitement. Pouvoir diagnostiquer le cancer de façon
fiable et cohérente est la première étape vers un ensemble de solutions
fiables et cohérentes. Or c'est difficile voire impossible aujourd'hui. Quand notre fondatrice a ressenti les premiers symptômes de ce qi devaient être un sarcome inconnu, elle a eu la chance de bénéficier d'experts de renommée mondiale. Même avec cette chance, les laboratoires ne sont toujours pas d'accord sur le diagnostique exact et les médecins n'ont jamais pu lui présenter clairement ses options et ses chances de survie. Notre compréhension de la maladie a encore beaucoup de chemin à parcourir...
A quoi ressemble la solution?Elle
nécessite d'établir un lien entre la biologie des cellules du sarcome
et leurs effets sur le patient. Ce lien s'appelle une corrélation. Avec
cette information, les scientifiques comprendront mieux les facteurs
biologiques qui aident à pronostiquer les effets chez le patient. Avec votre aide, c'est ce que le
Dr. Amreen Husain et son équipe voudraient changer.
Concrètement , comment fait-on?Ces
facteurs biologiques s'appellent des critères histopathologiques.
L'histopathologie, c'est l'étude microscopique des tissus atteints.
Cette science révèle les types de cellules présentes dans les tissus
non conformes et permet un diagnostic précis, qui inclut la mesure du
degré d'agressivité de la maladie. Le résultat de cette analyse donne
une liste de critères histopathologiques. Aujourd'hui, pour le sarcome,
ces critères sont insuffisants. Il est courant pour un patient de
recevoir autant de recommendations qu'il y a de médecins qui ont étudié
ses échantillons pathologiques. Ceci peut être dangereux car les
critères histopathologiques aident le clinicien à décider du plan
d'action.
Pour acquérir un tel degré de compréhension, les
scientifiques ont besoin de beaucoup d'exemples (c'est-à-dire beaucoup
d'échantillons de cellules de sarcome associées à leur information
clinique). En utilisant des micro-réseau de gènes et de protéines, les
chercheurs peuvent étudier la biologie de ces cellules et voir si des
modèles histopathologiques apparaissent pour chaque effet clinique
donné.
Comment cela va-t-il aider le patient?
Une
étude aussi importante que celle-ci peut vraiment avoir un grand impact
tout d'abord sur le futur de la recherche sur le sarcome et à long
terme sur les soins cliniques.
1/ Elle nous dit quels facteurs
biologiques ont un interêt clinique- les scientifiques ne vont pas
perdre de temps sur ceux qui n'en ont pas.
2/ Elle nous dit jusqu'à
quel point un facteur biologique peut être associé à un effet donné.
Les facteurs qui sont associés de manière la plus évidente à un effet
néfaste constituent des cibles idéales pour des traitements futurs.
L'information
aidera aussi les cancérologues à recommender des traitements plus
efficaces et précis - plus le cancer est agressif, plus le traitement
se doit de l'être.
Ce travail a été effectué pour d'autres types
de cancer, mais la banque de tissus avec informations cliniques
associées pour le sarcome n'est pas assez large et loin d'être
complète. Un des buts de ce projet, coordonné à Stanford, est
d'agrandir la collection de tissus, de prélèvements, et d'analyses de
tous les types de sarcome, afin d'aider les médecins à mieux prévoir
les effets cliniques

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